Rencontre du 27/03 : Sami Tchak, Ecriture et tabous, animée par Pierre Soubias

Sami Tchak,  Ecriture et tabous. Rencontre animée par Pierre Soubias, Spécialiste des littératures francophones, LLA-Créatis, UT2J Toulouse.

Rencontre organisée en partenariat avec le Prix du Jeune Ecrivain 2015 dont Sami Tchak est membre du Jury.

Sami Tchak écrivain et essayiste, sociologue de formation, est né au Togo en 1960.
C’est dans le cadre de ses activités de sociologue que le hasard le conduira à Cuba en 1996.La découverte du Mexique, puis de la Colombie par la suite vont influencer ses choix littéraires.
Depuis son roman Hermina en 2003, chez Gallimard, tous ses livres se passent dans une Amérique latine « imprécise » qui fait aussi beaucoup penser à l’Afrique. En 2004, il a gagné le Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour l’ensemble de son œuvre.
La rencontre animée par Pierre Soubias s’attachera à retracer le chemin littéraire de Sami Tchak depuis Place des fêtes (Gallimard 2001) à son dernier roman
Al Capone le Malien (Mercure de France, 2011) en s’appuyant sur son dernier essai La couleur de l’écrivain (La Cheminante, 2014)
Seront également présents deux jeunes écrivains, finalistes du Prix du Jeune Ecrivains 2015 : Léa Cassagnau et Carl-Keven Korb.

Je me souviens de cette autre question que vous m’aviez posée, Madame : « Vous considérez-vous comme un écrivain engagé ? » Avant que je ne vous eusse répondu, vous m’aviez cité vos exemples d’écrivains noirs engagés : Mongo Béti et Wole Soyinka. Et vous aviez ajouté : « On a l’impression que les écrivains africains de la nouvelle génération sont un peu plus individualistes, plus préoccupés par la question de leur visibilité que par le destin de leur pays et de leur continent. Ils ont cessé d’être la voix de leurs peuples, dans un monde pourtant marqué par la marginalité encore plus grande de l’Afrique, dans un monde qui voit ce continent retourner à ses démons : les atrocités et les barbaries chroniques. Croyez-vous, monsieur Tchak, qu’un écrivain africain, comme vous, a le droit, je dirais le luxe, de nous décrire les yeux de sa femme alors que les Éthiopiens meurent de faim et qu’on a mangé des pygmées en République Démocratique du Congo ? ».
La suite de L’Engagement selon l’écrivain Sami Tchak sur L’Afrique des Idées.

Vendredi 27 mars 2015, de 14h à 16h